LE BELEM

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vendredi 18 novembre 2016

"Petit pays" de Gaël FAYE


Par une belle soirée printanière, sur l'océan Youtube, j'ai croisé un jeune homme qui me dit :

Je pars, parti pour la vie
Je pars, viens avec moi si t'as envie
Je pars pour la saison des pluies
Je pars, hier demain et aujourd'hui



Alors je l'ai suivi, sur le chemin des mots, sur les rives de ces "deux fleuves qui se rencontrent" entre l'Afrique et l'Europe, à la découverte de son petit pays,






C'est ainsi qu'un rappeur est arrivé dans l'univers de la rosée du matin au milieu de rugbymans, de métalleux.
Il y a environ quatre ans, que j'ai découvert le "pili pili sur un croissant beurre", et presque un an que je surveille la sortie de son premier roman.

 Pendant que les aoûtiens profitent de leurs dernier jours de vacances, pensant ne pas trouver "petit pays" dans la librairie, près de chez moi, j'ai été agréablement surprise en voyant qu'il faisait partit des coups de coeur.  





Aujourd'hui, je suis heureuse pour lui car le Goncourt des Lycéens vient de lui être attribué après
avoir obtenu celui du roman Fnac 2016, et être arrivé dans les finalistes du Goncourt. 


Peut-être le début d'un espoir de justice, "pour ceux  qui se sont noyés dans cette marée noire, et ceux qui sont mazoutés à vie", 


Pour retrouver Gaël FAYE :

Pili Pili sur un Croissant au Beurre" dispo ici : http://bit.ly/AlbumGaelFaye

Je vous conseille ce documentaire de Toumani Sangaré et Nicolas Bozino : Quand deux fleuves se rencontrent :  https://vimeo.com/95279810

Et bien sur  "Petit Pays" de Gaël Faye  paru chez Grasset le 24/08/2016, 224 pages, Prix : 18.00 €





dimanche 13 novembre 2016

13 novembre, la Saint Brice. Hommage à toutes les victimes des barbares du monde entier


XI ème siècle
13 novembre 1002 : Le massacre de la Saint Brice :
















XXI ème siècle
13 novembre 2015 : Paris meurtri par des attaques islamistes















Dix siècles et toujours autant de barbarie.


D'où vient ce goût pour le sang qui coule ? 
Comment ces projets de massacres naissent-ils dans la tête des hommes ?
Comment peut-on arriver à tuer, à torturer, son voisin, en raison de son physique, de sa culture, de sa religion ? 
Tant de questions sans réponse, à part celle des armes qui retentissent toujours...

Vous qui aimez semer la terreur, vous pensez être les plus fort ?



Mais en dix siècles, malgré que les coeurs saignent, que les corps souffrent des cicatrices, que quelque part dans le monde des villes sont détruites, tel le phénix, elles renaissent de leurs cendres, et les Humains continuent de s'aimer, et d'allumer des bougies pour montrer qu'ils sont tous solidaires contre la seule espèce dont je souhaite la disparition.


 




 Ca c'est passé un 13 novembre :

A Weymouth, dans le Dorset - au sud-ouest de l'Angleterre -, les archéologues ont mis au jour un charnier contenant plus de 50 squelettes, presque tous d'hommes jeunes, âgés de 15 à 30 ans, la plupart décapités à coups de hache et surtout d'épée. L'analyse des ossements suggère que ces hommes se sont débattus au moment de leur exécution.

A Paris et sa périphérie une série de fusillades et d'attaques suicides perpétrées dans la soirée par trois commandos distincts.

Une première attaque a lieu à Saint Denis, aux abords du Stade de France, où se joue un match amical de  football France-Allemagne.  D'autres attaques ont ensuite lieu à Paris, dans plusieurs rues des dixièmes et onzième arrondissement où trois individus mitraillent des terrasses de cafés et de restaurants ; deux d'entre eux prennent la fuite, le troisième se fait exploser. L'attaque la plus longue et la plus meurtrière a lieu dans la salle de spectacle du  BATACLAN, où 1 500 personnes assistent à concert et où trois autres djihadistes ouvrent le feu sur le public, avant qu'un assaut des forces de l'ordre n'y mette fin et ne tue les terroristes.

En réplique au « massacre de la Saint-Brice », le roi du Danemark  entreprend aussitôt de conquérir l'Angleterre. Il en ravagea le sud du royaume et l' Est-Anglie La guerre reprit en 1010-1012 et en 1013 Sven devient roi d'Angleterre.

En réplique des attentats de Paris, le gouvernement décrète l' Etat d'urgence. la police effectue de nombreux contrôles dans tout le pays pour traquer les criminels en fuite et prévenir de futures attaques, tandis que le président de la République rencontre tour à tour les grands dirigeants mondiaux afin de mettre sur pieds une coalition élargie pour « détruire Daech » dans ses fiefs de Syrie et d'Irak.



lundi 31 octobre 2016

En cette journée de SAMIN






Devant moi, le calme de la forêt, juste les pas dans les feuilles des ramasseurs de châtaignes troublent la quiétude de ce lieu.




 


 Derrière la cité universitaire, un signal d'alarme digne des meilleurs films de sciences fictions, se fait entendre.
 Serais-je à la frontière de ces deux mondes qui une fois par an s'entremêlent le jour de SAMAIN. A ce moment précis, je ne sais dans lequel je vis.

 Celui dont je tourne le dos, ne m'attire aucunement, et pourtant il me semble que c'est dans cette direction qu'il faut que je me dirige, au milieu de tout ce bruit, des moteurs des véhicules en tout genre et des sirènes. Rester encore ici sur ce tronc, où il est encore possible de faire un choix.

 La vie n'est-elle qu'une question de choix ? A-t-on vraiment le choix ? Si je décidais de m'enfoncer dans la forêt, mon équipage lancerait dans les heures qui suivent une alerte, et assurément je répondrais à leur message de détresse, et ainsi je serais de retour sur la goélette plus vite que je n'en suis partie.

Comme cette dame qui est venue chercher la sérénité  en ramassant tranquillement des châtaignes qui a été obligée de répondre, et ainsi avoir une main emprisonnée par son smartphone.Sommes nous devenus tellement esclaves de la technologie ?

Et cette sonnerie qui n'arrête pas, qui tout en m'inspirant ces quelques mots, me donne envie de fuir, de retourner avec les Korrigans et le petit peuple et pourtant je reste là sur mon tronc. La sirène s'est tue, nous revoilà en 2016, après un 1/4 h de doutes, c'est décidé, je retournerais dans le monde actuel un peu plus tard, je vais reprendre le chemin de la forêt.

mardi 25 octobre 2016

Elle prefère l'amour en mer




Il suffit d'une chanson, pour réveiller la SELKIE qui est en moi.

Cela fait beaucoup trop longtemps, que je n'ai pas appareillé, ma magnifique goélette, pour partir à l'aventure au gré des flots.   

Il est grand temps d'utiliser une lasure pour redonner du brillant aux surfaces vernies,
de sortir les pinceaux pour remplacer cette vieille peinture et bien entendu reblanchir ses jolies voiles.

Quand la plupart des marins profitent de l'hiver pour faire le carénage, nous nous partirons en mer.

Plus que quelques jours pour être fin prêts pour aller fêter samain. 

mardi 26 janvier 2016

Le saxophoniste



Il y avait depuis quelque temps, une ambiance pesante, oppressante. Je ne m'en étais pas vraiment rendue compte, bercée par ma nouvelle vie professionnelle.

Un samedi soir de décembre, je me suis rendue à un concert, comme je le fais bien souvent. Un des musiciens m'a comme hypnotisée. Il était vétu tout de noir, sa chemise à moitié ouverte, laissait entrevoir, le torse d'un homme qui ne devait pas passer son temps uniquement à jouer de son instrument. Il devait être souvent au grand air, vu son teint. Il n'était pas comme ses compagnons de scènes, et pas uniquement parce qu'il était le seul à ne pas avoir de couleurs sur lui. Il y avait longtemps, que je n'avais pas ressenti cette sorte de magnétisme.



Etait ce parce qu'il jouait du saxophone, qui pour moi est le plus bel instrument. Je trouve qu'il met toujours un petit quelque chose que j'adore en plus, et quelque soit le type de musique. D'ailleurs même les groupes de métal depuis quelques années, se mettent au saxophone.






C'est à cet instant que j'ai réalisé que ça faisait de longs mois, que je n'avais vu dans mes contrées, l'ombre d'un pirate, encore moins celle d'un vampire.
Puis je me suis laisser guider par sa musique, qui m'entraina jusqu'à l'aurore, dans un pays merveilleux.

Lorsque j'ouvris les yeux, la salle était vide, il ne restait que lui assis sur le bord de la scène, son saxophone posé près de lui. Il écoutait une version de GOST au saxophone. Il se leva et m'invita à danser sur cette jolie mélodie et nous nous envolâmes vers son trois-mâts.





vendredi 8 janvier 2016

LES CHANTEURS ENGAGES DE MON ENFANCE



Le premier qui m'a parlé de chanteurs dit « engagés » est mon instituteur de CM2. Il considérait engagé ceux qui dans leur comportement privé correspondait à cet engagement. C'est ainsi, que j'ai étudié les textes de grands chanteurs Français et que j'ai compris que mon père écoutait des chanteurs engagés à l'inverse de ma mère.

Lequel m'a influencé, mon père en écoutant en boucle Jean Ferrat, Georges Brassens, Mouloudji ou cet instituteur en expliquant les messages de ces artistes, je ne saurais le dire. Mais ce qui est certain, c'est que ces textes sont toujours d'actualité et comme le chantait les Poppys
« Non non rien à changé...

Les sujets principalement étudié par l'intermédiaire de ces chanteurs sont :

L'EXODE RURALE :

Quelques chiffres révélateurs sur cette mutation de la France rurale au milieu du XX° siècle. A la fin de la guerre, en 1948, des centaines de tracteurs furent importés des États-Unis, ce qui eut pour effet de pousser à l'abattoir près de 2 millions de chevaux devenus inutiles pour les labours. Dans le même temps une politique de remembrement systématique des parcelles agricoles aboutit à à ce que près de 150 millions de parcelles furent redessinées. C'est ainsi que, au cours des années 1960-1970, l'on passa d'une agriculture de subsistance et de vente du superflu à proximité – qui résumait jusque-là la vie de la grande majorité des agriculteurs - à une agriculture intensive tournée vers la vente à des marchés de plus en plus lointains et à la grande distribution. Au final, 400.000 exploitations disparaissent et les paysans quittent le terroir au profit des villes où leurs enfants seront « flics ou fonctionnaires », comme le chante Ferrat

LA PEINE DE MORT

Chaque exécution, voire chaque réquisition de mort posait le débat sur la peine de mort (surtout après la démission de De Gaulle). En 1969, la majorité des Français s’affirmait contre la peine de mort, mais la tendance s'inversa avec l'augmentation de la criminalité et la très médiatisée prise d'otage de la Maison centrale de Clairvaux. Elle amena Georges POMPIDOU à faire exécuter Roger BONTEMS, reconnu comme complice de meurtre, non comme auteur. La pratique voulait que le président ne refusât la grâce qu’aux affaires médiatisées et graciât quasi-systématiquement dans les autres cas, y compris des affaires sordides de doubles-meurtres, d’assassinats de personnes âgées, etc. Plus d’une quinzaine de personnes sont condamnées à mort après l’exécution de Hamida DJANDOUBI en septembre 1977, dont une seule pour les deux années 1978 et 1979 contre 10 pour les années 1980 et 1981, ce qui s’expliquerait par un « ras-le-bol » face à la hausse de la violence. Tous ont soit eu leur pourvoi en cassation accepté, soit eurent leur peine convertie à la suite de l’abolition de la peine de mort, à l’exception de Philippe Maurice dont le recours en grâce a été examiné et accepté par François Mitterand après l'élection présidentielle de mai 1981.
La France est connue pour être le dernier pays d’Europe occidentale et de la Communauté européenne à avoir aboli la peine de mort et à avoir procédé à une exécution. (Wikipédia).



L'ANTIMILITARISME :

L'antimilitarisme est une idéologie qui s'oppose au militarisme, dans ses dimensions hiérarchiques et autoritaires, mais aussi bellicistes et nationalistes. Pour partisans, la guerre est inhérente au capitalisme et au colonialisme.  


GEORGES BRASSENS. D'un album à l'autre il a constamment réaffirmé son anarchisme, anticléricalisme jusqu'à ses dernière chansons.

L'AUVERGNAT

Au début du XXe siècle, à une époque où la France était encore très rurale, et où Paris commençait à attirer les gens de Province, les parisiens rejetaient ces « migrants » : les auvergnats, les bretons, etc...De plus, les auvergnats avaient la réputation d'être très avares. Celui de cette chanson symbolise bien la générosité de cette personne rejetée par la bonne société, et qui se montre en réalité bien plus généreuse que "les croquants", personnes de statut noble .




Le compositeur adresse ses remerciements à seulement trois destinataires, ce qui en marque la rareté et ce qui justifie la majuscule qui commence leurs noms, comme si c’était  une intention de sa part de les démarquer d’une société caractérisée par son inhospitalité « M’avaient fermé la porte au nez », par son manque de charité « S’amusaient à me voir jeuner » , et même par sa méchanceté « Riaient de me voir emmené » - Un parallèle est ainsi établi entre la générosité et l’égoïsme des hommes. Nous avons donc une société déshumanisée. L’ironie qualifie d’ailleurs cette société de « gens bien intentionnés ». C’est donc une dénonciation qui prend une dimension universelle « Tous les gens ». C’est donc par la mise en exergue de trois personnages que Brassens  exprime sa totale reconnaissance, il  parvient à pointer du doigt l’égocentrisme d’une société qui se détourne des valeurs humaines et qui fait preuve d’indifférence devant la souffrance des autres. Les valeurs d’humanité que véhicule ce texte expliquent alors l’engouement populaire pour cette chanson. Brassens s’est appliqué à traiter d’un sujet universel et même s’il apparait moralisateur, force est de reconnaître que ses propos sont intemporels et restent toujours d’actualité.

LE GORILLE


En 1952, c'est avec sa guitare et son art de l'écriture que Georges Brassens tourne en ridicule les juges appliquant la peine de mort. Le juge est confondu avec une femme à cause de sa robe et se trouve violé par un gorille. Le Gorille est un des premiers succès qui fait connaître Georges Brassens dans les cabarets parisiens. Brassens expliquerait ainsi sa chanson :
''"En réalité, je me suis engagé. Seulement, les mauvais esprits ou ceux qui sont dépourvus d’esprit ne s’en sont pas aperçus. Pour que les gens un peu imbéciles s’imaginent que vous êtes engagé, il faut que vous énonciez des faits, il faut que vous leur disiez, voilà : "je suis contre la peine de mort". Moi, je n’ai pas dit "je suis contre la peine de mort", j’ai écrit Le gorille."' 

 

JEAN FERRAT. Il fut en quelque sorte la vitrine culturelle du Parti communiste français. Pourtant il marqua ses distances notamment relativement au "modèle soviétique" et resta un esprit libre toute sa vie. « Que la montagne est belle » nuit et brouillard


QUE LA MONTAGNE EST BELLE :
Le texte oppose deux mondes en rupture – la Nature (représentée par la montagne, celle de l'Ardèche si chère à l'auteur) et la Ville - saisis dans leurs différences essentielles : vieillesse, tradition et passé, d’un côté ; jeunesse, modernité et présent, de l’autre.

Hier, la montagne imposait une vie certes précaire, faite de privations (Cf. la répétition de « sans  »), mais authentique. La nécessité de modeler le paysage à l’aide de murs de soutènement, des récoltes incertaines, des ressources aléatoires, des activités répétitives et incessantes, avaient pour corollaire un art du bien vivre (« Mais ils savaient tous à propos ») naturel (« Tuer la caille ou le perdreau/Et manger la tomme de chèvre ») où l’on n'avait pas cette obsession moderne du temps qui passe, synonyme de précipitation (« Qu’importent les jours les années  »), et défavorable au sentiment de la lenteur indispensable . Si bien que l’on finissait par ressembler, voire devenir cette Nature que l’on façonnait et qui nous façonnait à son image (« Ils avaient tous l’âme bien née/Noueuse comme un pied de vigne »).
Aujourd’hui, la ville, à l’inverse, crée l’artifice d’une vie frelatée, que ce soit le décor factice du « formica » ou la distraction illusoire du « ciné ». Elle asservit et prône l’obéissance et la surveillance (« Flics ou fonctionnaires ») ; elle met en cage (« rentrer dans son HLM ») pour offrir une vie sécurisée (« De quoi attendre sans s’en faire/que l’heure de la retraite sonne ») mais sans saveur, qui anéantit ce qu’était l’art de vie, voire le goût (« Manger du poulet aux hormones »).
Si Jean Ferrat exalte la Nature et la Montagne, il semble toutefois admettre - bien qu’il le dénonce - l'inéluctabilité du changement et célèbre la liberté, y compris celle de mal faire ((« Il n’y a rien de plus normal/Que de vouloir vivre sa vie (…) » « Il faut savoir ce que l’on aime »). 

 


NUIT ET BROUILLARD Elle sort en 1963, son nom, Nuit et brouillard est en fait le nom d’un Décret d’Adolf Hitler de 1941 (en allemand Nacht und Nebel) sur les sanctions réservées aux opposants du Reich dans les pays occupés. Le décret s’appliquait uniquement aux condamnés à morts. Si la sentence n’était pas appliquée sous huit jours, les condamnés étaient déportés en Allemagne et le Reich se réservait le droit de ne donner aucune information à leur sujet à quiconque. Une fois les condamnés déportés, leurs familles ne pouvaient pas savoir où leurs proches se trouvaient ni même s’ils étaient en vie.


LEO FERRE.  Il a toujours exprimé son anarchisme, même s'il militait davantage verbalement au gré de la création de ses albums que sur le terrain.

L'AFFICHE ROUGE : Le 21 février 1944, les murs de Paris se couvrent de grandes affiches rouges. Elles font état de l’exécution au mont Valérien de 23 «terroristes» membres d’un groupe de FTP (francs-tireurs partisans), qualifiés d’«armée du crime». Le chef de ce groupe de résistants s’appelle Missak (Michel) Manouchian. Il est né en Arménie 36 ans plus tôt et a perdu son père dans le génocide arménien.
La plus retentissante de leurs actions est l’assassinat, le 28 septembre 1943, du général SS Julius Ritter, qui supervise le Service du Travail Obligatoire (STO), responsable de l’envoi en Allemagne de centaines de milliers de jeunes travailleurs français.
Suite à une trahison, Michel Manouchian est arrêté par la police française avec plusieurs de ses amis le 16 novembre 1943, à Évry Petit-Bourg, sur les berges de la Seine. Sa compagne Mélinée réussit à échapper à la police.  Livrés à la police militaire allemande, Manoukian et 23 de ses camarades sont jugés devant la presse collaborationniste qui s’appesantit sur leurs origines et leur «cynisme». Vingt-deux sont exécutés le 21 février 1944. C’en est fini des FTP-MOI.
L’affiche rouge aurait été placardée au moment du procès des 23 membres du groupe Manouchian, affilié aux FTP – MOI (Francs-tireurs et partisans – Main d’œuvre immigrée).





NI DIEU, NI MAITRE : Quelle est l'histoire de la chanson Ni Dieu ni maître de Léo Ferré ?
Cette chanson, née en 1964, dénonce l'inhumanité de la peine de mort, la peur ressentie par le condamné, l'ironie de l'acte de mettre fin à une vie légalement comme si la justice avait le droit d'user de la loi du Talion. Cette chanson est sortie à une époque où il était question d'abolir la peine de mort. il participe avec BRASSENS en 1972 à une grande campagne contre la peine de mort. En 1968, les jeunes redescendus des barricades reprennent cette chanson anarchiste, pour crier leur colère contre les injustices. 





 
MOULOUDJI  Parallèlement à sa carrière de chanteur à texte "classique", ses rôles au cinéma, il fut toujours en avant sur les idées progressistes les plus avancées notamment en publiant de nombreux disques engagés . Cet album collectif sur lequel participent d'autres chanteurs "gauchisants", illustre ses nombreuses participations, voire productions de vinyles sur des thématiques révolutionnaires, pacifistes, antifascistes...Le déserteur de Boris VIAN  Toujours engagé et militant pacifiste, Mouloudji rencontre quelques soucis de censure lors de la Guerre d'Indochine. L'objet de discussion est la chanson "le Déserteur", manifeste anti-militariste écrit et créé par Boris Vian. Quand Mouloudji l'interprète au Théâtre de l'Œuvre le jour même de la chute de Diên Biên Phu, cela provoque un scandale et il devient la cible des censeurs et des politiques. La chanson est interdite d'antenne. Seule la station Europe1 la diffuse. Cette première censure le poursuivra et par la suite, d'autres titres connaîtront le même sort.



LE DESERTEUR
C’est la fin de la guerre d’Indochine marquée par la défaite de Dien Bien Phu (Jour de l’enregistrement de la chanson)

C’est le début d’une autre guerre coloniale : la guerre d’Algérie. Les appelés sont des jeunes qui font leur service militaire. Ainsi toutes les familles de France sont concernées

Dans cette lettre, Boris Vian affirme fermement sa position, il ne laisse pas place à la discussion.

Il explique les raisons de son courrier. Il donne les raisons de son refus en expliquant que la guerre touche tout le monde. (lui même a connu des décès dans sa famille proche à cause de la guerre et par le fait qu’il ne veut pas tuer des pauvres gens)

Enfin pacifiste, il n’opposera pas de résistance et renvoie au Président sa responsabilité. En effet, c’est lui qui envoie les gens se faire tuer.
Néanmoins, il ne déserte pas par lâcheté mais par conviction et incite les gens à suivre son exemple. Il prône pour le non violence. C’est un appel à la paix

Il est conscient de sa désertion et des conséquences, qu’il se met hors la loi : il s’attend à être arrêté ou bien tué (vous pourrez dire à vos gendarmes que je n’aurai pas d’arme et qu’ils pourront tirer, après modification conseillé par MOULOUDJI)

Cette chanson est devenue l'hymne des pacifistes.
Interprété par de nombreux artistes, y compris non français.
Vian conteste les politiques militaristes, proteste contre les guerres colonialistes ; en exprimant un seul message :
la guerre est une souffrance pour tous, soldats, familles, etc.
Ce poème a beaucoup dérangé puisqu'il fut censuré dés sa sortie en France jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie. Il a donc été interprété par le pouvoir de l'époque comme une menace
.



(Cet article n'est pas composé de mes mots, mais d'articles lus sur le net, sur ces chansons que j'avais étudiées en classe. Mon chirurgien, m'ayant dit qu'il était bien de faire travailler ma main en tapant sur un clavier, et cela entraine une certaine douleur. C'est la raison pour laquelle, j'ai fait cet exercice de copie. Une réponse du Capitaine RACKHAM LE ROUGE à un de mes commentaires sur son blog, m'a incité à le publier)

lundi 28 décembre 2015

Une question me vient subitement


Vu l'heure tardive de mon passage au bloc, le chirurgien a préféré que je passe la nuit à la clinique, car je risquais d'avoir très mal, lorsque mon bras se réveillerait. En attendant j'avais surtout très faim. Un des patients était vraiment insupportable, il y en avait que pour lui. Lorsque l'agent hospitalier est arrivé avec mon repas, il m'a dit « il y a vraiment des gens égoïstes, vous auriez du sonner, avec ce monsieur, on a failli vous oublier ». Ils ont été à mes petits soins, leur préoccupation ne pas abrutir les patients de médicaments, mais ne pas non plus les voir souffrir. Ils m'ont fortement conseillé de les appeler dés les premiers tiraillements. Pour me donner le plus de chance de passer une bonne nuit à minuit,j'ai sonné et ils m'ont mis un antidouleur dans la perfusion, me voilà tranquille pour 6 heures. C'était sans compter sur cet imbécile qui avait sa chambre en face de la mienne, s'il n'a pas sonné 10 fois, s'en ai pas loin. Difficile de dormir dans de telles conditions. Et le personnel de lui dire vous empêchez tout le monde de dormir et pour rien ça suffit. Le monsieur s'est calmé à l'arrivée de l'équipe de jour...



Venant d'arriver dans ma nouvelle ville , je ne connaissais pas d'infirmière, j'ai donc demander conseille à la pharmacie. On m'a donné deux noms, en me disant qu'elles étaient toutes les deux très gentilles, mais qu'elles étaient métisses. A ces derniers mots, j'ai regardé la pharmacienne d'un regard d'incompréhension totale, pourquoi me dit-elle cela ? La pharmacienne de préciser « On m'a déjà reproché de ne pas l'avoir dit car ça dérange beaucoup de gens ». Mon infirmière est très sympathique et compétente, et je n'hésiterais pas à mon tour de la conseiller.



Une question me vient subitement, est-ce la raison pour laquelle ce patient a été odieux toute la nuit à cause de la couleur et les origines du personnel hospitalier de cette nuit  ?